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3 mars 2001

Plus de 1500 personnes représentaient 50 organisations concernées par la protection de l’enfant et la justice dans des cas non résolus d’abus sexuels sur des enfants. La marche s’est déroulée de la Place de la République à la Place Vendôme (lieu du Ministère de la Justice).

Celle-ci était organisée par le Comité Blanc français, avec le soutien de plusieurs associations, parmi lesquelles Innocence en Danger.

Malgré leur arrivée tardive, les membres de l’Association pour la défense des Handicapés ont rejoint la marche, avec leurs préoccupations de défense contre les abus sexuels sur des personnes handicapées, ainsi que les enfants disparus.

Homayra Sellier, portant la bannière

Bien que la marche fut silencieuse, les pensées des marcheurs, ainsi que leurs revendications étaient visualisées par des banderoles et des posters : « les adultes sont présumés innocents, les enfants sont présumés coupables », se référant aux défaillances des juridictions pour accepter le témoignage des enfants.

Ceci était aussi un des points principaux pour Sonia Pizel, Présidente de « Sauvez les enfants », et une des démarches défendues par les organisateurs de la marche.

« Dans notre système juridique » dit-elle « nous essayons toujours de présumer l’innocence. Mais on arrive à ce résultat : la parole de l’enfant est systématiquement discréditée, à l’avantage du pédophile suspecté. » La majorité des plaintes judiciaires concernant les abus sexuels des enfants aboutissent à un non suivi et un refus de prise en charge.

D’un autre côté, il y a des raisons de croire l’enfant. « L’enfant ne ment pas » déclare le Pédo-psychiatre très connu, le Dr. Sabourin, en soutien à Sonia Pizel.

Sonia Pizel, Sauvez l'Enfant

« Leurs mots sont habituellement spontanés. Mais si un enfant est manipulé par un de se parents, cela devient immédiatement évident » « Un petit de 3 ans qui dit « papa me fait mal au minou », ne peut pas mentir. « Mais on doit encore savoir qui est le papa ! ».

Un poster porté par un enfant victime dit ceci : « Quand j’avais 4 ans et demi, mon père avait l’habitude de me faire des guillis à mon minou, mais il m’avait interdit d’en parler à maman. Pourquoi ? je suis sa fille »

On peut lire sur une autre banderole : «Que sont les droits de l’homme sans les droits de l’enfant?»

Des représentants de la marche blanche ont rencontré Madame le Ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, à l’issue de la marche. Celle-ci a demandé qu’il lui soit fourni les dossiers de cas très sérieux, et dans lesquels un dysfonctionnement ou négligence de la justice a été relevé.

Madame Lebranchu a également demandé des propositions concrètes pour le 27 mars prochain. Voir Le Figaro du 4 mars 2001 et le site web www.lefigaro.fr, Le Journal du Dimanche du 4 mars 2001, et Le Point du 2 mars 2001.

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