Paris , le 26 septembre 2002Le ministre de la Justice, Dominique Perben, a souhaité jeudi que l’on « progresse dans le recueil et la prise en compte de la parole de l’enfant » lorsqu’il celui-ci est victime de maltraitance sexuelle.
« Il y a un immense besoin de connaissance et de détection de ces situations. Il faut sans doute progresser dans le recueil et la prise en compte de la parole de l’enfant », a déclaré M. Perben, en ouverture d’un colloque sur ce thème, organisé à l’Assemblée nationale par l’association « Innocence en danger ».
Le ministre a rappelé que l’audition de l’enfant pouvait être filmée « pour éviter de nouvelles auditions toujours traumatisantes » et qu’ »un administrateur ad hoc pouvait accompagner le mineur tout au long de la procédure ».
« Mais, a regretté M. Perben, ce dispositif n’est pas encore déployé partout, notamment en raison de contraintes matérielles. Il faudra le développer dans le cadre des moyens budgétaires sans précédent que j’ai obtenus pour la justice ».
Le garde des Sceaux a par ailleurs indiqué que « l’exigence d’une formation appropriée à l’écoute de l’enfant doit être une priorité dans toutes ces procédures ».
Il a enfin insisté sur la nécessité de développer la « cybervigilance » et de « créer des occasions plus fréquentes de dialogue entre tous ceux qui sont confrontés à la maltraitance: médecins, police et gendarmerie, experts, magistrats, enseignants, services sociaux… ».
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