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AUTEUR : CYBERPRESSE.CA, PAR BENOIT OTIS

La pédophilie n’est pas une maladie. Le terme pédophilie signifie : «ceux et celles qui aiment les enfants, qui sont attirés par les enfants, charnellement ou pas». Alors nous sommes tous pédophiles puisque la plupart d’entre nous aimons les enfants.

Et les pédophiles les plus intenses sont les mères de famille. Elles n’en finissent plus de tripoter leurs enfants, de les flatter, leur mordre les foufounnes, les embrasser tout partout parce qu’elles les aiment leurs petits.

La relation affective d’un adulte à l’endroit d’un enfant aimable et désirable est pourtant quelque chose de tout à fait naturel. Et nul doute qu’un geste aussi naturel ne peut être considéré comme étant pathologique. Qui d’entre nous ne désire pas à l’occasion prendre un enfant dans ses bras, le serrer contre lui et lui faire des câlins? Seuls les hypocrites vous diront qu’ils ne sont pas attirés par un bel enfant. Celui ou celle qui laisse libre cours à ses instincts biologiques est une personne saine. Ce qui est maladif à mon avis, c’est de refouler ses pulsions naturelles plutôt que de bien les canaliser.

Mais nous vivons ici au Québec et ailleurs une psychose collective face à cette soi-disant pédophilie. Les professeurs et les éducateurs ne peuvent même plus toucher une épaule de leurs élèves sans qu’ils soient accusés de pédophiles abuseurs. Dans une société organisée comme la nôtre, on se donne des normes bien sûr. Alors toucher à un enfant dans notre société, cela est considéré comme n’étant pas normal selon notre culture. Pas normal dans le sens que c’est contraire aux normes, mais ce n’est pas contre nature. Voilà pourquoi la pédophilie n’est pas une maladie, mais bien plutôt une saine expression de la nature. Ce qui est réprimable dans les relations adulte/enfant, c’est le non respect de l’enfant, de son intégrité.

Dans les relations adulte/enfant, l’âge du jeune doit toujours être pris en considération. Car ce dernier doit être en mesure de bien saisir l’implication du geste et de pouvoir décider par lui-même si l’approche lui convient ou pas. Il doit de plus rester libre d’accepter ou de refuser tout rituel présexuel, si tel était le cas. Malheureusement, dans le cadre d’une société répressive et pudique comme la nôtre, l’enfant n’a pas le droit d’exprimer sa sexualité au même titre que tous les autres besoins naturels, tels celui de boire et de manger par exemple. Au contraire, il lui faut dès le plus jeune âge refouler ses instincts sexuels conformément aux règles formulées par la collectivité, d’où le véritable risque de perturbation psychique.

Au cours de l’évolution des espèces, la sélection culturelle a pris le pas sur la sélection naturelle, particulièrement chez l’espèce humaine. Bien plus qu’un outil biologique de diversité, la sexualité humaine a été réinventée par l’humain en tant qu’instrument de progrès et d’évolution culturelle. La sexualité humaine ne devait plus répondre à des instincts purement naturels, mais bien plutôt à des impératifs culturels. Alors serions-nous une espèce mentalement déséquilibrée de par une singulière évolution de notre culture au cours des derniers millénaires?

En fait, ce n’est pas tellement l’évolution culturelle en général qui a fait que l’humain soit plus ou moins déséquilibré mentalement. Non! Cette perturbation chronique du psychisme vient en grande partie de l’éducation, c’est-à-dire les interdits et les blocages dès le plus jeune âge. Bien que nécessaires au maintien d’une certaine civilisation, la moralité ainsi que les conventions sociales sont toutes anti-développement harmonieux des comportements humains. Résultat : nous sommes tous un peu «ZinZin» mais à des niveaux différents.

Que l’on se comprenne bien, il n’est pas question ici de banaliser le phénomène, car un abuseur demeurera toujours un abuseur. En effet, pour certains individus, il serait tout indiqué pour eux ou elles de ne pas laisser libre cours à leurs pulsions naturelles mal contrôlées qui pourraient les entraîner à abuser de l’autre et ainsi causer des torts irréparables.

Alors soyez sur vos gardes, car ceux et celles pour qui la libido est plus puissante que toute règle morale ou toute prohibition sociale préétablie au regard de la pédophilie, on aura recours pour ces gens (malades?) à des mesures coercitives ou à la thérapie. Bref, la pédophilie serait un phénomène naturel, mais ce n’est pas normal d’après les normes de notre culture.

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