AUTEUR : LE MONDE
Le Britannique Robert Murat, la seule personne mise en examen dans l’affaire de la disparition de la petite Madeleine McCann dans le sud du Portugal, a été entendu mardi par la police de Portimao (sud du pays).
Selon les médias, qui citent des sources policières non identifiées, M. Murat a été interrogé mardi matin en relation avec de « nouveaux éléments de l’enquête », les enquêteurs cherchant à obtenir des précisions sur ses déclarations précédentes.
M. Murat, 33 ans, qui réside à une centaine de mètres du complexe hôtelier de Praia da Luz où la petite « Maddie » a disparu le 3 mai dernier, avait été mis en examen le 15 mai mais laissé en liberté, la police indiquant ne pas disposer d’éléments suffisants pour son arrestation.
Après une pause déjeuner, M. Murat continuait d’être entendu mardi après-midi dans les locaux de la PJ en présence de son avocat, Me Francisco Pagarete. Les auditions pourraient se poursuivre mercredi.
Une source proche de l’enquête a indiqué que la police devrait entendre également d’autres personnes déjà auditionnées, pour des clarifications supplémentaires.
Le journaliste espagnol Antonio Toscano, qui affirme détenir des informations sur le ravisseur présumé, devrait être interrogé une nouvelle fois mercredi dans les locaux de la PJ après avoir été entendu une première fois le 27 juin dernier.
Le directeur de la PJ, Alipio Ribeiro, avait déclaré deux jours après son audition, que son témoignage ne semblait pas « crédible ».
Ce journaliste, qui travaille notamment pour le quotidien espagnol El Mundo, dit détenir des documents attestant que la fillette a été enlevée par un homme connu, au sud de l’Espagne, sous le nom de « El Francès » (le Français), qui aurait des liens avec des réseaux pédophiles.
La chaîne de télévision SIC Noticas a indiqué pour sa part que l’Allemande Michaela Walczuck, associée avec M. Murat dans une agence immobilière, a également été entendue mardi.
Madeleine, une Britannique âgée de 4 ans, a disparu le 3 mai alors qu’elle dormait en compagnie de son frère et de sa soeur, des jumeaux de deux ans, dans une chambre du complexe hôtelier tandis que les parents dînaient dans un restaurant à une cinquantaine de mètres de là.
M. Murat a toujours clamé son innocence, affirmant qu’on avait fait de lui « un bouc émissaire pour quelque chose qu’il n’avait pas fait ».
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