Le député UMP de Paris Bernard Debré, médecin et chef du service de sexologie à l’hôpital Cochin, a annoncé mercredi vouloir déposer une proposition de loi qui obligerait un délinquant sexuel à une « castration chimique » s’il est considéré comme encore dangereux.
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AP – Mercredi 22 août, 21h39
PARIS -
Le député a annoncé sur RTL qu’il allait déposer « ces jours-ci » la proposition de loi, « déjà prête », et à laquelle il avait réfléchi « depuis longtemps ». Il espère « qu’on trouvera une place » dans l’agenda parlementaire pour l’examiner.
« Un criminel sexuel, après qu’il ait été examiné par un collège de médecins qui nous dira s’il est potentiellement récidiviste, doit être traité médicalement par une castration chimique », a estimé le député, ajoutant qu’il propose l’injection « tous les trois mois d’un produit qui empêche la libido », mais qui est « réversible ».
Il a précisé que cette obligation de traitement médical se ferait sur décision d’un juge « après avis d’un psychiatre et deux médecins spécialisés ». Elle aurait lieu « dès l’entrée » en prison et « bien entendu à la sortie », avec un « suivi tous les trois mois ».
« Ces délinquants sexuels sont aussi souvent des meurtriers et, si on arrive à provoquer leur impuissance, ils seront beaucoup moins dangereux », a-t-il estimé.
Selon la proposition de loi, « si le patient et délinquant ne suit pas sa castration chimique, il est automatiquement, après décision du juge, transféré soit en prison soit dans un hôpital spécialisé » et ne pourrait « en sortir à condition qu’il prenne l’engagement de se soigner ». Le bracelet électronique pourrait, selon le député, aider aussi au suivi du traitement.
Qualifiant de « faute médicale très grave » la prescription de Viagra à Francis Evrard, l’agresseur présumé du petit Enis, le député a salué la décision de Nicolas Sarkozy de construire un hôpital fermé pour délinquant sexuel. AP
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