Il y a un an, le journal rapportait la sordide histoire d’une femme qui avait été agressée par sa mère et son père pendant près de 30 ans dans plusieurs régions du Québec dont, Lanaudière.
Le père n’a pas eu la force de faire face à la justice et s’est suicidé en 1999. Ce n’est pas le cas de la mère qui vient de recevoir une sentence de 40 mois d’emprisonnement.
La femme, qui a plaidé coupable, a reçu une sentence pour huit chefs d’accusation, soit agression sexuelle, grossière indécence, attentat à la pudeur et voies de fait sur deux mineures.
Invoquant la gravité des infractions reprochées et la responsabilité de l’accusée dans ces crimes, la Poursuite recommandait une sentence de quatre ans de pénitencier. Pour sa part, la Défense alléguait que la responsabilité de l’accusée était bien moindre et suggérait une sentence de deux ans moins un jour à être purgée dans la communauté.
Lorsqu’on lui a passé les menottes, la femme est restée impassible sans aucune émotion. Cette absence de réaction a d’ailleurs été soulignée par le juge Claude Melançon. « L’accusée ne démontre que peu d’empathie à l’égard des victimes. Elle a peu de regrets ni de remords, ce qui constitue un fait aggravant. » La pédophile ne s’attendait vraisemblablement pas à une telle sentence puisqu’elle n’avait pas apporté ses effets pour son séjour en prison. Somme toute, l’avocat de l’accusée, Mario Melançon, a mentionné que la sentence était raisonnable.
L’une des victimes qui étaient présentes s’est dite satisfaite, mais considérait que la sentence n’était pas lourde, au regard de ce qui aurait été donné aux États-Unis. « Je suis contente parce qu’elle ne purgera pas sa sentence dans la collectivité, mais ça demeure une sentence bonbon. » Pour la victime, une page vient d’être tournée. « C’est tellement dur de passer au travers de cela que je continue à voir une psychologue toutes les semaines. Ce que j’espère maintenant c’est d’avoir une nouvelle vie. »
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