AUTEUR : NOUVELOBS.COM
Placée en garde à vue mercredi aux côtés de son compagnon et de six autres personnes, la mère d’Antoine avait vu son interrogatoire prolongé de 24 heures jeudi avant d’être remise en liberté dans la soirée, la gendarmerie précisant qu’ »aucune charge n’a été retenue contre elle pour l’instant ».
La mère du petit Antoine a été remise en liberté, jeudi 25 septembre, dans la soirée. Elle avait été placée en garde à vue mercredi ainsi que son compagnon et six autres personnes. Le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication de la gendarmerie de la région Auvergne a précisé qu’ »aucune charge n’a été retenue contre elle pour l’instant ». De son côté, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat a expliqué que la mère d’Antoine « a répondu aux questions ». Une enquête « longue et difficile » « Demain (vendredi), tout se poursuit: les recherches et l’enquête », a ajouté le procureur qui tiendra vendredi à 15h une conférence de presse au tribunal. La garde à vue de la mère d’Antoine, 6 ans et demi avait été jeudi initialement prolongée de 24 heures, alors que son concubin a été incarcéré pour une autre affaire et que les six autres jeunes interpellés mercredi ont été relâchés. Jean-Yves Coquillat a souligné que l’enquête sur la disparition d’Antoine, disparu le 11 septembre à Issoire (Puy-de-Dôme), n’a « guère avancé », malgré huit gardes à vue et de nouvelles recherches. « On est guère avancés (…) On est sans éléments matériels, sans corps et sans témoin », a souligné le procureur lors d’une conférence de presse. « J’avais dit que l’enquête serait longue et difficile et je ne me suis pas trompé ». Mobilisation hors norme Les gendarmes espéraient une percée dans l’enquête sur la disparition du petit enfant, grâce aux auditions de ces huit personnes. Alexandrine, 23 ans, son compagnon Sébastien, 29 ans, et six personnes, hommes et femmes, âgés de 20 à 30 ans, avaient été placés en garde à vue mercredi après-midi et étaient entendus séparément dans différents locaux de la gendarmerie. Les enquêteurs espéraient, grâce aux éléments recueillis lors de ces auditions, relancer les recherches, interrompues il y a une semaine après une énorme mobilisation: plongeurs, spéléologues, équipes cynophiles, hélicoptères, caméras thermiques, porte-à-porte, avaient été mises en place afin de retrouver le petit garçon.
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