AUTEUR : KIDNAPPING.BE

Faute de preuves, la police portugaise a définitivement mis un terme à l’enquête sur la disparition de Maddie et levé la mise en examen des parents de la fillette britannique dont la disparition a ému le monde entier.

Le cabinet du Procureur-Générale de la République a annoncé que, par décision des deux magistrats compétents (les mêmes qui ont refusé l’utilisation de plusieurs preuves, notamment les registres téléphoniques et les messages écrits), l’enquête sur la disparition de Madeleine McCann est archivée, faute de preuves contre les trois arguidos.

Ne pas lever l’entièreté du secret de justice.

Un magistrat et deux policiers, parmi lesquels Stuart Prior, officier de liaison avec la PJ, se sont rendu au Tribunal de Portimao afin de demander au Ministère Public de ne pas libérer le secret de justice sur la totalité du dossier « Maddie ». Les motivations de cette démarche seraient diverses, selon la presse portugaise. Il y aurait, d’une part, le fait que la police britannique souhaite maintenir secret le contenu de la liste des ressortissants britanniques classés « pédophiles » vivant en Algarve. Ces pédophiles connus ont été clairement identifiés sur une liste que les autorités britanniques ont remise à la PJ et qui fait partie du dossier « Maddie ». La levée du secret de justice rendrait  le contenu de la liste accessible au publique. L’autre raison, toujours selon la presse portugaise, serait la demande de ne pas levée le secret de justice sur les résultats des tests ADN. Il semblerait que les anglais ne souhaitent pas voir divulguer le rapport préliminaire du labo de Birmingham dans lequel est établi que 15 des 19 marqueurs génétiques coïncident parfaitement avec l’ADN de Madeleine McCann. Ce rapport a été contre dit  par la suite. Les vestiges rassemblés derrière le sofa, selon le premier rapport, coïncident, également, avec le profil ADN de Madeleine McCann. C’est ce rapport qui a réconforté la PJ, ainsi que l’officier de liaison britannique, dans leurs soupçons quant au fait que Madeleine soit morte entre 17h30 et 22h00 à l’Ocean Club de Praia da Luz et que le corps fut transporté dans la voiture loué par les parents, 22 jours plus tard. Avec la levée du secret de justice, certains de ces documents seront rendu publique. Ce dit rapport, ajouté aux éléments rassemblés durant l’enquête ont conduit les inspecteurs à soupçonner les parents du décès de Madeleine. Un autre rapport, signé par Mark Harrisom, policier britannique désigné pour assister les autorités portugaises, affirmait péremptoirement que la fillette était décédée. Le policier évoquait même la possibilité que le corps de Madeleine ait été jeté à la mer.

Technique de pointe.

La technique utilisée par les spécialistes britanniques, pour analyser les vestiges rassemblés dans l’appartement et dans la voiture des parents, est une des plus sophistiquée du Monde. Cette technique est utilisée aux États-Unis parce qu’elle permet d’extraire des profils ADN précis à partir de vestiges très ténus par l’augmentation des cycles d’amplification. Dans ces rapports, envoyés à la PJ avec quelques mois de différences l’un de l’autre, les autorités commencent à expliquer la technique utilisée et rendent compte comment ils ont utilisés un échantillon d’ADN de référence de Madeleine McCann. Cet échantillon a été obtenu via des taches de salives existantes sur le coussin de la petite. L’ADN des autres membres de la famille a été vérifié afin d’extraire les marqueurs génétiques identiques pour qu’il n’y ait pas de confusion lors du résultat. Le rapport est de 22 pages et signé par un expert biochimiste et spécialiste en microbiologie. Il détermine que 15 marqueurs génétiques sur 19 coïncident parfaitement avec l’ADN de Madeleine McCann. Le second rapport, envoyé après que Kate et Gerry furent déclarés suspects, soulève des doutes théoriques quant aux conclusions du premier rapport. On parle, ici, de 15 marqueurs sur 19. Aux États-Unis pour condamner quelqu’un il ne faut que 12 marqueurs d’ADN concluant. Ainsi, aux États-Unis, sur base de ce rapport, les parents seraient accusés. Or au Portugal, La loi exigeant 19 marqueurs identiques, les parents pourraient bénéficier d’un non lieux voir même d’un classement du dossier.

Un ami pédophile ?

La presse portugaise par le truchement du Correio da Manha publie un article assez délicat.  Selon ce dernier, un des amis du couple McCann qui se trouvait avec eux en vacances à Paria da Luz le 03 mai de l’année dernière a été suspecté de comportement à caractère pédophile. Ces accusations ont été lancées par un autre couple d’amis qui ont passés les vacances de 2005 avec les McCann. Le couple, amis d’enfance de Kate, connaît cette dernière depuis 20 ans et ils n’ont rencontré « l’ami suspect » qu’une seule fois, c’était en 2005. Le CM fait état d’une déposition enregistrée par les autorités le 16 mai mais versé au dossier qu’en janvier 2008 et qui ferait déjà partie du 13ième volume sur  l’affaire. Nous sommes assez surpris que des policiers aient enregistrés ces dépositions. En effet, elles ne reposent sur rien. Il n’y avait pas matière à acter! Si l’on reprend la publication du CM, Katherina, amie d’enfance de Kate, aurait vu, durant la nuit, le fameux « ami suspect » en conversation avec Gerry avoir des gestes obscènes à caractères sexuelles en parlant de Madeleine. Décrivant le geste avec détails faisant clairement allusion à un doigté vaginale préalablement mouillé par la bouche. Son époux, Arul, quant à lui, se souvient bien du geste, qu’il qualifie d’un extrême mauvais goût, mais ne peut être sûr que « l’ami suspect » et Gerry parlaient de Madeleine! Bref, rien de bien concret finalement. En tous cas pas de quoi enregistrer une déposition. Les deux compères pouvaient parfaitement parler de n’importe qui ou faire allusion à n’importe quoi. En outre, le fait de révéler l’identité de l’ami en question et en le qualifiant de « suspect d’acte pédophile », met une famille en danger. Une famille mais aussi une situation professionnelle, une vie sociale etc. etc. Il nous semble très imprudent de rendre public ce genre d’accusation. Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur le fait qu’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. Ne pas accuser trop vite quelqu’un, ne pas mettre une étiquette sur une personne qui n’a peut-être rien à se reprocher. Soyez subtil, il est plus facile de détruire une réputation que de rétablir l’image de quelqu’un. Rien ne prouve que « l’ami suspect » soit coupable de ce dont on l’accuse.

Communiqué de presse concernant les suites à donner.

Lundi 21 juillet, le Procureur Général de la République (PGR) va publier un communiqué de presse concernant l’affaire Madeleine McCann. L’annonce a été faite aujourd’hui par le procureur de la République, Pinto Monteiro, qui n’a pas révélé d’autres détails. « L’affaire Maddie  aura, lundi, une solution qui sera communiqué à la presse » a déclaré Pinto Monteiro aux journalistes. Le PGR confirme avoir reçu, en début de mois, le rapport complet de la PJ sur l’affaire Maddie.

600.000 euros de dommages moraux.

Les montants varient d’un journal à l’autre, passant de 500.000 euros, à 800.000 euros voir un million d’euros. Quoi qu’il en soit, une moyenne de 600.000 est l’estimation probable du montant du préjudice réclamé par les avocats de Robert Murat. C’est grâce à un accord avec 11 journaux britanniques que Robert Murat va encaisser cette somme. Les journaux devront encore publier des excuses. L’accord devra être validé devant les tribunaux ce jeudi. Les journaux dont question sont:

  • Daily Star
  • Daily Express
  • Daily Mail
  • London Evening Standard
  • Métro
  • Daily Mirror
  • Sunday Mirror
  • News of the World
  • Sun
  • Scotman
  • Sky news (Chaîne de télévision)

Le montant de l’indemnisation que Murat va percevoir est semblable à celle que les parents McCann ont obtenu en mars dernier. Souvenez-vous, le Daily Express, le Daily Star et le Sunday Express ont payé une indemnisation et ont publié des excuses.

Des doutes et des éléments troublant.

L’annexe 886 du rapport final reprend les auditions dactylographiées des amis du couple, réalisés par la police britannique, avant d’être interrogé formellement par la PJ portugaise, après la disparition de Madeleine. Pour les autorités portugaises, la façon « très minutieuse » dont les amis du couple ont « rappelé » le déroulement de la soirée du 03 mai ne comporte aucune émotion. Ainsi, par exemple, dans le groupe d’amis certains avaient des enfants endormis seuls dans leur chambre d’hôtel. Pourquoi n’ont-ils pas, d’instinct, été voir si leurs enfants allaient bien après que Kate ait signalé la disparition de Madeleine ? Ils ont accourus pour aider à chercher Maddie mais ils ne sont pas allés voir si leurs enfants n’avaient pas été aussi enlevés! Ce document est considéré comme important par les autorités. Il est fondamental pour les enquêteurs de savoir ce qui s’est passé dans les heures précédant sa disparition. Or une description des moments routiniers des parents et amis ainsi qu’une description complète des derniers moments où Maddie a été vue en vie, est fondamental pour la recherche afin d’éclaircir les doutes et d’expliquer d’évidentes incongruités. Gerry McCann affirme que ce jour là, et contrairement aux autres jours, il n’a pas accompagné ses amis. Gerry a assuré que ce jour là, ils ont été cherché les jumeaux à la crèche ainsi que Madeleine vers 17h00 et qu’ils ont directement regagné leur appartement. A 21h00, Gerry garantit être allé voir ses enfants. Il ne serait pas entré dans la chambre de Madeleine (où les jumeaux dormaient également) et ce n’est que plus tard qu’il accordera de l’importance au fait que la porte de la chambre était plus ouverte  que ce qu’il avait laissé. L’alerte a été donnée à 22h000 et la GNR n’a été avisée qu’une heure plus tard. Les britanniques affirment n’avoir avisé la BBC que vers 02h00 du matin.

D’autres hypothèses

Outre la thèse de l’enlèvement, la théorie du crime passionnel a également été étudiée. La PJ s’est penchée sur la possibilité d’une éventuelle vengeance contre les parents. Rien de concret n’en est sorti, aucun indice, ou début d’indice n’a pu être décelé. La PJ a analysé à la loupe la vie des parents et de leurs amis anglais sans que rien de suspect n’apparaisse. Nous pouvons également vous dire, et c’est une exclusivité, que l’hypothèse que les parents, avec ou sans le groupe d’amis, aient organisé ou participé à une soirée « spéciale » (NDLR: Soirée pédophile) qui aurait mal tourné, a été envisagé au même titre que n’importe quelles autres pistes… mais fut très vite abandonné.

De questions restées sans réponses.

Le rapport final fait états de questions laissées sans réponses. Ces réponses auraient du trouver réponses dans la reconstitution de la soirée. La première de ces questions est de savoir où se trouvait Jane Tanner, Gerry McCann et Jeremy Wilkins (un témoin qui a parlé avec Gerry vers 21h00) et ce qu’ils faisaient exactement. Selon le rapport, il semble anormal que dans l’espace exigu où ils se trouvaient, Gerry et Jeremy n’aient pas vu le ravisseur potentiel décrit par Jane. Deuxièmement, la vérification de la façon dont les enfants étaient contrôlés était importante. A être aux endroits rapporté par les témoins rend impossible à un ravisseur d’enlever Madeleine et cela aurait du être vérifié via la reconstitution. Enfin, les enquêteurs voulaient savoir ce qui est exactement arrivé entre 17h30 et 22h00 soit entre l’heure où Maddie a été vue pour la dernière fois et l’heure où l’alerte fut donnée.

Que faut-il en conclure ?

Rien. Pas de précipitations hâtives. Le rapport final, dont un petit extrait a été révélé par la presse et repris ici, ne fait état que de doutes et d’incohérences. Il n’accuse pas. Nous ne sommes pas partisans d’un camp ou d’un autre mais s’il doit y en avoir un, alors se sera celui des « modérés ». Nous sommes contre les extrémistes en tous genres que ce soit ceux qui refusent, à tous prix, d’envisager la possibilité que les parents soient coupables en étant prêt à inventer les excuses les plus farfelues les unes que les autres; ou que ce soit ceux qui veulent que les parents soient des « assassins » en puissance ayant « sacrifié » Madeleine. Le bon père de famille sera entre ces deux positions, il sera plus modéré. Mais il faut être honnête avec soi-même et reconnaître que les éléments soulevés lors de ces trois derniers articles sont très troublant et ne vont pas dans le sens de l’innocence des parents, sans toutefois les accuser formellement non plus. Il ne faut pas tomber dans les spéculations mais il parait clair qu’une ou plusieurs personnes parmi le T9 ment! C’est évident. Tout comme est évident le manque de coopération de certains d’entres eux. Mais dans quel but ? La seule conclusion acceptable pour le moment c’est qu’à cause de leurs mensonges, on ne sait toujours pas où est Madeleine ou son corps. Le corps de Madeleine retrouvé permettrait aux parents (s’ils sont innocents) de faire leur deuil !

Un témoin irlandais à vu Gerry transporter Maddie.

Martin Smith, Irlandais a affirmé à la Police Judiciaire avoir vu un homme transporter une enfant sous son bras. Cette enfant lui a semblé être Maddie. Les faits se serait passé sensiblement à l’heure du dîner le 03 mai au soir. L’audition du témoin a été recueillie dès le début de la recherche. Quelques jours après être retourné dans son pays d’origine, Martin Smith s’est rendu à la police. Il a garantit qu’en voyant à la télévision, suite à la médiatisation de l’affaire, pour la première fois le visage de Gerry qui descendait d’un avion, il n’a pas eu de doute. L’homme qui transportait l’enfant le jour où Maddie a disparu était son père ! L’information a été envoyée aux autorités portugaises dans une phase où la PJ ce concentrait encore sur la thèse de l’enlèvement. Et, selon le rapport final, la piste n’aurait pas été suivie parce qu’à l’heure où Martin déclare avoir vu Gerry transporté Maddie sous son bras, ce dernier était en train de dîner avec les amis du couple au Tapas Bar. Ce n’est que plus tard que la PJ s’est rendu compte que personne parmi le T9 ne pouvait dire à quelle heure exactement se trouvait chaque membre du groupe au restaurant. La PJ a ensuite demandé des compléments d’enquête auprès de ce témoin via les lettres rogatoires. Les devoirs complémentaires concernant ce témoin n’ont finalement pas été réalisé et sans autres éléments n’a pu être approfondi.

La police britannique remet certains éléments d’enquêtes aux McCann.

La police britannique a accepté lundi de remettre aux parents de Madeleine McCann certains éléments de son dossier sur la disparition de la fillette, dans le sud du Portugal en mai 2007, pour permettre aux enquêteurs privés qu’ils ont recrutés de les examiner. En contrepartie, Kate et Gerry McCann ont renoncé à une procédure judiciaire destinée à contraindre la police du Leicestershire, le comté du centre de l’Angleterre où ils vivent, à leur communiquer ces informations. « Kate et Gerry McCann sont satisfaits de ce compromis conclu avec la police », a déclaré leur porte-parole Clarence Mitchell. « Si nous n’étions pas allés en justice, nous n’aurions pas obtenu ces 81 pièces (d’information).L’ensemble du dossier contiendrait près de 11.000 documents.  Elles vont maintenant à nos enquêteurs privés qui vont travailler dessus en priorité. »  Il reste difficile de croire que ces documents doivent servir à Metodo3 dans le but exclusif de retrouver Madeleine. Il paraît difficile que cette société à la réputation douteuse et au faible moyen légaux puisse faire mieux que la PJ qui a mis sur l’affaire plus de 300 hommes!! Il reste à savoir si les 81 documents et auditions contiennent également les témoignages des deux témoins cruciaux dont les auditions n’ont toujours pas été envoyées aux autorités portugaises ? Si tel est le cas, cela ressemble plus à une manœuvre pour préparer une défense plutôt qu’à recherche une fillette disparue!

Metodo3 mis en cause par la PJ.

Le rapport final critique les « recherches » faites par l’agence de détectives privés engagé par le couple. C’est à cause d’elle que la PJ à perdu énormément de temps, d’argent et d’énergie à suivre, vérifier, comparer, analyser toutes les « fausses » pistes lancés par Metodo3 un peu partout. Il y a eu le témoignage de Gail Cooper, entendu pour la première fois par les autorités britanniques. Il parle d’un mendiant, qu’il n’a vu qu’une seule fois et qui pourrait avoir prit l’enfant. Plus tard, à l’agence de détectives privés engagé par le couple, il déclare avoir vu trois fois le même mendiant. Et que l’une de ces trois fois là, il l’a surpris à regarder de façon « étrange » le groupe d’enfant dont faisait partie Maddie. Puis se fut au tour de Jane Tanner qui n’avait pas réussi, initialement,  à décrire le visage de l’homme qu’elle garantit avoir vu transporter Maddie sous son bras, de revenir sur ses déclarations. Elle déclare que l’homme vu par Cooper ressemble à celui qu’elle a vu. Le portrait-robot a fait le tour du Monde et a forcé la PJ à vérifier des centaines de pistes qui se sont révélées fausses. Sans compter que la PJ a du se rendre dans les lieux les plus éloignés du de la planète. Le même jour et à la même heure, Maddie est arrivée à être vue à plus de 4.000 kilomètres de distance!! Le rapport laisse sous-entendre que si on avait voulu ralentir l’enquête, voir éviter qu’elle n’aboutisse, on ne s’y serait pas pris autrement.

Les britanniques ont modifiés les résultats d’examens.

Ce fut le plus étrange volte face dans l’enquête. Les premières analysent de vestiges biologiques, réalisé au R-U, des résidus rassemblés sous la roue de secours, dans le coffre de la voiture loué par les parents, étaient compatible avec le profil génétique de Madeleine. Plus tard, après que les parents furent désignés « arguidos » ou suspect d’avoir occulté le cadavre de Madeleine, le laboratoire annonçait corriger ses analyses initiales. Après coups, les vestiges biologiques trouvés dans la Renault Scénic loué par les parents n’étaient pas concluant en outre, la qualité même des échantillons a subitement été mise en doute. Ce revirement scientifique, non encore complètement éclaircie, risque d’envoyer l’enquête dans une voie sans issue. En effet, le doute bénéficie toujours à l’accusé. Or si un des plus grands laboratoires d’analyse met, subitement, en doute les échantillons eux mêmes, ce sera tout bénéfice pour la défense. Notons, toutefois, que l’utilisation de chiens qui détectent des odeurs de cadavre ou des résidus de sang est tout à fait valide dans le système juridique portugais et le laboratoire aurait du corroborer scientifiquement les marquages canins. La décision de la PJ d’envoyer ces analyses au R-U, alors qu’elles auraient pu être faites au Portugal, était dans l’idée initiale, une question de crédibilité. Les inspecteurs ne voulaient pas que les résultats puissent être mis en cause au R-U.

Les parents risquent jusqu’à 5 ans de prison.

Le principe de négligence envers enfants auquel les McCann, dans la nuit du 03 mai 2007, dans un appartement de Praia Da Luz, est, selon la loi portugaise, un fait incontournable qui ressort dans plus de 50 pages du rapport final de la PJ. Les recherches se sont axées autour de la thèse d’un homicide et le Ministère Public qui doit se focaliser sur cette thèse, ne peut ignorer, aux yeux de la loi portugaise, la négligence des parents McCann lors de cette nuit. La PJ s’abstient dans ce rapport de faire au procureur en charge du dossier la moindre proposition de classer l’affaire ou de poursuivre les parents. De même, la PJ ne fait aucune considération sur l’évidente négligence ou imprudence des parents et ils ne se perdent pas non plus dans l’aspect juridique face à cette situation. L’objectif poursuivi par la police était de prouver un homicide et l’occultation de cadavre. Donc le classement sans suite du dossier ne peut pas se faire. La loi portugaise ne permet pas qu’on oublie l’imprudence des parents: l’abandon d’enfants dans un appartement fenêtres ouvertes, porte fermée seulement avec un verrou; un contact visuel sur le logement que les parents ont prétendu avoir et qu’ils n’avaient, en réalité, pas; ou encore les contradictions au sein des amis du couple quant aux visites faites aux enfants ! Il s’agit de faits d’abandon d’enfants ou plutôt de négligence envers enfants, puni jusqu’à 5 ans de prison !!

La thèse de l’enlèvement est impossible.

Le rapport de la PJ exclut l’hypothèse de l’enlèvement, contrariant ainsi la version des parents, Kate et Gerry. En effet, la fenêtre de l’appartement loué par l couple McCann était trop petite pour y faire transporter un enfant.  En outre, malgré que des chiens spécialisés aient détectés des vestiges de sang dans la maison ainsi que dans la voiture, louée par les parents de Madeleine et que les vêtements de Kate ainsi que certains vêtements de Madeleine portaient l’odeur de cadavre, la fenêtre, elle, ne contenait aucun vestige d’ADN de Madeleine mais uniquement de Kate. En outre, la loi portugaise punit « toute personne qui ouvre les conditions d’un enlèvement ». Ce qui signifie que la création du danger est punie, indépendamment d’en connaître le résultat. Or dans le cas qui nous occupent, le résultat serait l’éventuel enlèvement de Madeleine comme le prétendent les parents et, se sont eux-mêmes qui créent les conditions objectives à l’enlèvement! Laisser trois enfants seuls, dans un appartement dans un pays étranger, s’en aller dîner sans avoir de contact direct sur les enfants est, selon la loi portugaise, les conditions qui ouvrent les conditions à un enlèvement. Et nous ne parlons même pas des nombreuses contradictions quant aux nombres de visites faites aux enfants ni par qui, sans compter que ce n’était pas la première nuit que les enfants étaient seuls.

MISE A JOUR:

Les affirmations des différents « amis » des McCann ne sont pas cohérentes. Selon les déclarations du célèbre « Tapas9″, Madeleine aurait été enlevée environ une heure avant que l’alerte de sa disparition ne soit donnée. C’est Jane Tanner qui garantit  avoir surpris un inconnu dans une rue où, pour info, se trouvait le papa de Maddie, Gerry mais aussi d’autres témoins. Ces deux autres témoins ont affirmés n’avoir rien vu tout en étant dans le même angle de vision que Jane Tanner. Tanner qui plus tard fit un portrait-robot du présumé ravisseur en précisant que l’homme portait un enfant en position horizontale (sous le bras). Nous avons expliqué, plus haut, que Madeleine n’aurait pas pu passer par la fenêtre en position horizontale. La seule possibilité aurait été de la faire passer en position verticale… c’est-à-dire en la faisant passer la tête ou les pieds d’abord puis en la laissant glisser le long de la fenêtre mais aussi le long du mur de l’appartement. Dans cette hypothèse, il aurait fallut un complice qui « rattrape » l’enfant en bas du mur. Puis le ravisseur se trouvant dans l’appartement aurait du sortir, rejoindre son complice, récupérer Maddie puis s’enfuir en se séparant puisque Tanner n’a vu qu’un seul suspect. Ou alors, le ravisseur était seul et il laissa glisser Maddie le long du mur jusqu’au moment où elle tomba sur le sol pour la laisser seule le temps de sortir à son tour pour la récupérer. Seulement ces scénarii ne tiennent pas la route au vu des déclarations de chacun. En effet, se référant au « timing » des uns et des autres, selon les déclarations des membres de l’hôtel, ainsi que celles des clients présents ce soir là en y ajoutant les déclarations des amis du couple quant aux heures auxquelles ils ont été voir les enfants et où ils étaient minute par minute, le ravisseur n’aurait eu que quelques très courtes minutes pour enlever Madeleine comme décrit plus haut. Selon les essais de la PJ, c’est irréalisable sans être découvert par l’une ou l’autre personne présente, pour autant que les amis n’aient pas mentit dans leurs déclarations. La PJ devant se baser sur des faits, en analysant les déclarations concernant le timing des amis du couple ainsi que celui du couple lui même, si personne ne ment, l’enlèvement n’est pas crédible ! En outre, le ravisseur a du s’enfuir sans être aperçu par les caméras de surveillance du club. D’autre part, si le ravisseur avait fait passer Maddie par la fenêtre, des traces d’ADN auraient été trouvés sur la fenêtre, le long du mur ou au sol en bas de la fenêtre. Or ce n’est pas le cas, les seules traces d’ADN retrouvées à cet endroit sont celle de Kate.

Tous les moyens ont été essayés.

Malgré l’impossibilité de plus en plus évidente de la thèse de l’enlèvement, la PJ a mis tout en oeuvre pour trouver un ravisseur potentiel. Il y a eu des dizaines et des dizaines d’enquêtes  et vérifications faites sur des suspects d’abus sexuels. La PJ a vérifié et entendu toutes les personnes qui pourraient avoir été en vacances en Algarve pendant cette période afin de vérifier s’ils n’auraient pas la moindre relation avec Maddie. Tous les membres du village ont été interrogés et leurs déclarations vérifiées. La PJ a fouillé plus de 400 maisons aux alentours de l’Ocean Club sans rien trouver. Par la fenêtre par où Kate affirme que Maddie a été enlevée, aucunes traces d’ADN ou de vestiges de quelques sortes appartenant à Madeleine n’ont été trouvés. Le rapport final montre les détails d’une enquête qui a atteint des sommets jamais vu !! Les enquêteurs ont été amenés à vérifier un couple qui aurait été soupçonné d’enlèvement d’enfant! Ils ont passé au peigne fin les lieux où Maddie aurait été aperçue. Ils ont fouillé minutieusement un crématorium. Ils ont même comparé le profil génétique provenant du corps d’une enfant trouvé sur la côte des États-Unis. Ils ont enquêté sur des présomptions concernant un mendiant et ils ont suivis et analysés des milliers de pistes dans les lieux les plus éloignés du Monde envoyant des inspecteurs jusqu’en Australie. En vain ! Rien ne permet d’accréditer la thèse du kidnapping. Nous savons par expérience professionnelle que le crime parfait n’existe pas. Au vu des éléments ci-dessus, on a du mal à imaginer un éventuel ravisseur passer entre les mails du filet policier mais admettons qu’il s’agirait d’un surdoué issu des meilleurs scénarii d’Hollywood bourré d’effet spéciaux à la « Matrix » permettant au suspect d’échapper à la police… Dans tous les cas de figure, si la police n’arrive pas à l’arrêter, il aurait laissé derrière lui des indices de l’enlèvement, des détails, des éléments qui permettraient à la PJ de rendre la thèse de l’enlèvement, si pas crédible, du moins possible… Or, selon le rapport final, ce n’est pas le cas !

Ce que contient le rapport final

Treize mois de recherches et le rapport n’accuse personne mais il met au jour de nouveaux et très fort doutes dans la thèse de l’enlèvement  avancée par les parents de Madeleine.  Le rapport décrit en détails les divers éléments et indices recueillis par les investigateurs ainsi que tous les contrôles et vérifications effectués. La PJ a essayé de confirmer l’hypothèse de l’enlèvement. Ils ont voulu y croire de toutes leurs forces mais les éléments recueillis ont montré l’impossibilité de cette théorie.  L’une des investigations la plus lente de cette recherche fut de rassembler et d’analyser toutes les informations concernant les moyens de fuite par voie terrestre, maritime et aérienne. Tout à été analysé, rien n’a été laissé au hasard. Les images prisent par les touristes lors de leur vacances à Algarve ont été analysées mais rien de déterminant n’y fut trouvés. Ces informations ont toutes été compilées en annexe de la procédure et une autre annexe uniquement pour les suspects de crimes sexuels. La PJ a également établie un dossier concernant toutes les personnes connus pour crime violent et ils ont vérifié leur vie en détail. Il était important de déterminer s’il pouvait y avoir le moindre rapport avec Madeleine. Le rapport final lance la conviction inévitable du décès de Madeleine le 03 mai à Praia.

Plus d’une heure à pleurer.

Les parents de Madeleine n’ont jamais démenti le fait qu’ils laissaient leurs trois enfants seuls dans l’appartement pendant qu’ils allaient dîner le soir. Fait qui a également été confirmés par les membres du personnel de l’Ocean Club. Les parents ont toujours assuré qu’ils allaient voir les enfants tous les soirs de demi-heure en demi-heure. Rappelons qu’à 19h00 du soir, en mai, au Portugal, il fait aussi clair qu’à midi. Les déclarations d la voisine, Pamela Fenn remet en cause la version des parents. Elle garantit avoir entendu Maddie pleurer pendant une heure et 15 minutes deux nuits avant sa disparition. La britannique a déclaré aux inspecteurs que dans la nuit du 1er mai à 22h30, elle a entendu Madeleine pleurer. Elle a confirmé à la PJ que l’enfant est restée inconsolable durant 1h15 jusqu’au moment où les parents sont rentrés. La voisine a entendu le bruit de la porte des de l’appartement des McCann à 23h45, heure à laquelle les parents rentraient habituellement de leur soirée.  Yvonne Martin, employée de la sécurité pour l’Ocean Club avait attiré l’attention des parents sur leur imprudence concernant leurs enfants.

Les chiens ont été décisifs.

L’action des chiens britanniques spécialement entraînés pour détecter l’odeur de cadavre et de sang humain a été décisive pour que Gerry et Kate soient suspectés. Devant les coïncidences face à l’action des deux chiens, qui ont signalés les mêmes endroits ainsi que les mêmes objets, les autorités ont été obligées d’admettre une éventuelle implication des parents dans la disparition de leur fille et de les désigner « arguidos » afin de les confronter aux éléments qui pourraient les conduire à une inculpation. Les inspecteurs expliquent que les chiens ont donné des signes de détection d’odeur de cadavre et de sang humain dans les endroits et sur les objets suivant:

  • Dans l’appartement d’où Madeleine a disparu (Dans la chambre du couple et dans la salle de séjour)
  • Dans le potager
  • Dans le véhicule loué par les parents 24 jours après la disparition de Maddie.
  • Sur deux vêtements de Kate
  • Sur la peluche de Maddie que Kate n’a pas lâché les jours suivants la disparition.

Dans l’appartement des amis des McCann, dans le village de Praia et dans les véhicules utilisés par Robert Murat – premier accusé à être suspecté – rien n’a été détecté par les chiens. Devant ces indications, renforcées par d’autres examens réalisés au Portugal et en Angleterre, la PJ a interrogé Kate et Gerry avant de les nommer « arguidos ».

Des témoins à entendre

Dans ces déclarations, Gonçalo Amaral, qui fut l’inspecteur coordinateur du dossier, aujourd’hui à la retraite depuis 6 jours, affirme que le 2 octobre, jours de son éloignement, « nous étions en train de finir certains travaux pour qu’un témoin très important vienne au Portugal ». Gonçalo Amaral a précisé que ses collègues n’ont pas su concrétiser la venue de ce témoin. Ajoutons que SOS Maddie révèle l’existence de deux témoignages décisifs qui n’ont pas encore été communiqués aux autorités portugaises. Ces témoins mettraient directement en cause la responsabilité d’un des amis du couple McCann. Ces témoignages n’auraient pas suivis le circuit normal de la coopération internationale. Certaines forces de police ayant collaboré à l’enquête sur le sol du R-U auraient été dépassé par les agissements de leur hiérarchie précise SOS Maddie.

Source: kidnapping.be

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