Sarkozy veut durcir la loi sur la récidive

Crédits photo : LIONEL BONAVENTURE/AFP

Mardi, devantle personnel des chantiers navals de Saint-Nazaire, Nicolas Sarkozy a assuré qu’il ne se « contenterait pas d’une enquête sans suites  » à propos de la disparition de Laëtitia.

Le drame de Pornic a fait réagir le président de la République. Michel Mercier annonce de nouvelles mesures.

«Un tel drame ne peut rester sans suite», a lancé mardi Nicolas Sarkozy en référence au drame vécu par Laëtitia, qu’un récidiviste est soupçonné d’avoir assassiné. Le président prononçait mardi un discours devant les ouvriers des chantiers navals de Saint-Nazaire, proches de Pornic, où le scooter accidenté de la jeune femme a été retrouvé. Mardi, les enquêteurs continuaient en effet les fouilles vaines depuis plus d’une semaine. «Je veux vous dire que la récidive criminelle ne peut rester impunie et je ne me contenterai pas d’une enquête sans suites», a ajouté le chef de l’État.

Le garde des Sceaux, Michel Mercier, lui a emboîté le pas dans l’après-midi, en précisant que de nouvelles mesures seraient ajoutées au projet de loi sur les jurés populaires qui doit, selon la volonté présidentielle, être présenté au printemps. Ces mesures viseront à assurer un suivi «spécifique et approprié» des récidivistes, selon les termes de Michel Mercier. Les parlementaires, emmenés par Christian Jacob, ont décidé d’apporter leur concours au travail de la Chancellerie. Opposé à toute «loi d’opportunité», le patron des députés UMP a annoncé que le groupe allait «réfléchir» au cours des trois prochains mois à la question de l’application des peines et de la remise en liberté.

Dans la matinée, à l’Élysée, le chef de l’État a consacré la quasi-intégralité de la réunion hebdomadaire de la majorité à l’affaire de Pornic, en faisant longuement part de son «indignation». «Vous vous rendez compte, que puis-je dire à la famille de cette jeune fille ?, a-t-il interrogé. Ce n’est pas Nadal (Jean-Louis Nadal, procureur général de la Cour de cassation, souvent critique avec l’exécutif, NDLR) qui les reçoit, c’est moi! Vous imaginez ce que pensent les Français devant cette impuissance? (…) On ne peut pas l’accepter ! Il faut les protéger!» (Lire la suite…)

Source : lefigaro.fr

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