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CPC

Affaire LASKAWIEC

Le 30 septembre 2022, s’est tenu le procès contre Alain Laskawiec, le chef de service au ministère des finances, accusé de téléchargement et détention d’images pédopornographiques, notamment d’images d’enfants violés.
 
Malgré cette condamnation à quatre mois de sursis, les téléchargements ont recommencé en 2017 et ont continué jusqu’à la perquisition de son domicile le 30 août 2022.
 
Quelques mois avant son arrestation, l’entreprise Google avait alerté la brigade de protection des mineurs d’une activité suspecte sur son compte. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont trouvé 45 000 photos et vidéos de petites filles mineures dénudées ou abusées.
 
Après avoir été présenté devant le tribunal correctionnel le 1er septembre dernier, il a été placé en détention provisoire en attendant le procès.
 
Ce haut fonctionnaire de Bercy, a reconnu les faits mais minimise ses penchants en avouant tout de même avoir une addiction dont il connaît la gravité mais contre laquelle il n’arrive pas à lutter et promet de ne pas récidiver.
 
Pourtant les faits se sont reproduits seulement quelques mois après sa première condamnation en 2016, à la suite de laquelle il n’avait pas fait de démarches pour rencontrer un psychiatre.
 
Le verdict a été rendu le vendredi 30 septembre 2022.
Alain Laskawiec a été condamné à 1 an d’emprisonnement ferme avec aménagement ab initio sous surveillance électronique. Un suivi socio-judiciaire d’une durée de 5 ans a été prononcé avec obligation de soins ainsi qu’une peine de 2 ans d’emprisonnement en cas de non-respect.
Il fait également l’objet d’une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) ainsi que d’une interdiction professionnelle de travail avec des mineurs pendant 10 ans.
Il a 10 jours pour faire appel de cette décision. 
 
Maitre Nathalie BUCQUET représentant l’association Innocence en Danger qui s’était constituée partie civile pour ce procès aux côtés de la Fondation de l’enfance, a pu rappeler les traumatismes importants dont souffrent les victimes violées pour réaliser des photos. A ce titre l’association, parmi ses actions, met en place des solutions informatiques pour les identifier et supprimer ces images sur internet.